Résumé en 60 secondes
Une transaction immobilière résidentielle en Floride générait traditionnellement deux commissions, toutes deux payées par le vendeur sur le produit du closing, le courtier inscripteur partageant une portion publiée d'avance avec le courtier de l'acheteur via le Multiple Listing Service (MLS). Le règlement de 2024 dans le recours collectif Sitzer/Burnett contre la National Association of REALTORS (NAR) a mis fin à ce mécanisme de publication. Deux changements de pratique sont entrés en vigueur le 17 août 2024 et ont reçu l'approbation finale de la cour le 26 novembre 2024.
D'abord, les offres de rémunération au courtier de l'acheteur ne peuvent plus apparaître sur aucun MLS affilié à NAR, ce qui inclut Stellar MLS, MIAMI MLS et BeachesMLS, utilisés à travers Palm Beach, Broward et Miami-Dade. Ensuite, tout courtier qui travaille avec un acheteur doit faire signer une entente écrite avant la première visite, et cette entente doit indiquer la rémunération du courtier en termes précis et objectivement vérifiables.
Pour un acheteur canadien, l'effet pratique est que vous entrez sur le marché de la Floride avec une obligation contractuelle de payer votre courtier un montant défini. Que le vendeur finisse par rembourser ces honoraires via un crédit au closing ou une entente de coopération directe, c'est une question à négocier propriété par propriété. Les commissions totales en Floride n'ont pas chuté depuis le changement de règles. Dans la majorité des fourchettes de prix, elles ont légèrement augmenté.
Glossaire des acronymes
BBA : Buyer Brokerage Agreement, le contrat écrit entre l'acheteur et un courtier licencié de la Floride. CIGM : Chambre immobilière du Grand Montréal, l'association des courtiers immobiliers REALTOR de la région métropolitaine. DBPR : Florida Department of Business and Professional Regulation, l'organisme d'État qui supervise les licences via la Florida Real Estate Commission (FREC). EBBA : Exclusive Buyer Brokerage Agreement, la forme la plus courante de BBA utilisée par les courtiers de Florida REALTORS. FREC : Florida Real Estate Commission, l'organisme de discipline et de licences à l'intérieur du DBPR. MLS : Multiple Listing Service, la base de données coopérative des propriétés inscrites à la vente. NAR : National Association of REALTORS, l'association de courtiers américaine dont les changements de pratiques ont découlé du règlement de 2024. OACIQ : Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec. REALTOR : un titulaire de licence immobilière membre de NAR (ou de l'ACI au Canada). Tous les titulaires de licence ne sont pas REALTORS, mais la grande majorité le sont.
Ce que le règlement NAR de 2024 a vraiment changé
Fait vérifié. Le 15 mars 2024, NAR a annoncé un projet de règlement des recours collectifs (Sitzer/Burnett, Moehrl et causes connexes) alléguant que les règles de NAR gonflaient artificiellement les commissions des courtiers. NAR a accepté de payer 418 millions USD sur quatre ans et de mettre en place deux changements de pratique. Les changements sont entrés en vigueur le 17 août 2024. Le juge Stephen R. Bough du tribunal fédéral du district ouest du Missouri a accordé l'approbation finale le 26 novembre 2024. Sources : communiqués NAR du 1er et du 16 août 2024 ; ordonnance d'approbation finale datée du 27 novembre 2024.
Le premier changement est l'interdiction des offres de rémunération via le MLS. Avant le 17 août 2024, le courtier inscripteur affichait typiquement sur le MLS qu'un courtier coopérant représentant l'acheteur recevrait un pourcentage déterminé (souvent 2,5 % ou 3 % du prix de vente) à la clôture. Ce champ a été retiré de tous les MLS affiliés à NAR en Floride. Les vendeurs et leurs courtiers peuvent toujours offrir une rémunération au courtier de l'acheteur, mais l'offre doit être communiquée hors du MLS, par téléphone, courriel, le site Web de l'agence inscriptrice, des feuillets marketing, ou une entente directe de rémunération entre courtiers.
Le second changement concerne l'obligation de signature préalable. Tout courtier qui est participant au MLS et qui rend un service de courtage à un acheteur doit signer une entente écrite avec celui-ci avant toute visite physique d'une propriété. La visite inclut le fait d'entrer physiquement dans la propriété ainsi que les visites virtuelles en direct où le courtier accompagne l'acheteur en temps réel. Les portes ouvertes où le courtier inscripteur représente le vendeur, ainsi que les visites virtuelles enregistrées et génériques, ne déclenchent pas l'obligation.
Le contrat doit comporter une divulgation précise et bien visible du taux ou du montant de la rémunération que recevra le courtier, exprimée de façon objectivement vérifiable, sans formule ouverte (« ce que le vendeur offrira » n'est pas acceptable). Il doit aussi indiquer en langage clair que la rémunération du courtier n'est pas fixée par la loi et est entièrement négociable. En Floride, le formulaire le plus utilisé est l'Exclusive Buyer Brokerage Agreement de Florida REALTORS, révisé le 9 juillet 2024.
Opinion. L'objectif déclaré du règlement était de faire baisser les commissions par une négociation transparente. Au début 2026, les données de la Floride ne montrent pas de réduction significative. Les commissions du côté acheteur ont brièvement reculé, puis sont remontées au-dessus du niveau d'avant le règlement dans la plupart des fourchettes de prix. Le changement que les Canadiens doivent anticiper est procédural et non financier : le vendeur ne s'engage plus d'avance, et l'acheteur signe un contrat liant avant la première visite.
Qui paie le courtier inscripteur
Le vendeur continue de payer le courtier inscripteur. Cette portion de la structure n'a pas été affectée par le règlement. Quand un propriétaire de la Floride signe un contrat d'inscription avec une agence, le contrat précise un taux de commission total payé par le vendeur sur le produit de la clôture. Florida REALTORS offre maintenant trois variantes de contrat d'inscription : l'option A regroupe les honoraires d'inscription avec une offre de rémunération au courtier de l'acheteur, l'option B garde les honoraires d'inscription séparés et permet au vendeur de négocier la rémunération côté acheteur offre par offre, et une troisième option refuse de pré-offrir toute rémunération côté acheteur.
Fourchette typique. Partout en Floride, en 2025 et au début de 2026, la commission du courtier inscripteur tourne en moyenne autour de 2,75 % à 2,90 % du prix de vente. Le chiffre exact est librement négociable et varie selon le type de propriété, le segment de prix et les conditions de marché. Les inscriptions de luxe au-delà de 1 000 000 USD se situent souvent sous 2,5 %. Sources : sondage Clever Real Estate de février 2026 ; données Floride 2026 de RealEstateWitch ; analyse Redfin du T3 2025.
Qui paie le courtier de l'acheteur : le vrai changement
C'est ici que l'acheteur canadien doit ralentir. Trois voies existent maintenant pour rémunérer le courtier de l'acheteur. Aucune n'est automatique.
Voie 1 : le vendeur offre une rémunération hors MLS. Dans la plupart des cas, et dans la plupart des fourchettes de prix, le vendeur offre toujours de rémunérer le courtier de l'acheteur, parce que cela élargit le bassin d'acheteurs et rend la propriété plus compétitive sur un marché qui favorise les acheteurs depuis 2024. L'offre est communiquée à l'extérieur du MLS, souvent par le site de l'agence inscriptrice, un feuillet, ou une entente directe signée de courtier à courtier. Si l'offre du vendeur correspond à ce que le BBA prévoit que l'acheteur doit, l'acheteur ne paie rien de sa poche et le vendeur paie les deux courtiers à la clôture par l'entremise de la title company.
Voie 2 : l'acheteur demande une concession du vendeur dans son offre. Même si le vendeur ne s'est pas engagé d'avance à rémunérer le courtier de l'acheteur, ce dernier peut inclure une demande de concession dans l'offre d'achat (« le vendeur consent un crédit de 12 000 USD à l'acheteur en couverture des honoraires de son courtier au closing »). C'est devenu un point de négociation standard, au même titre que le prix, la date de clôture et les conditions d'inspection. Que le vendeur accepte ou non dépend de la dynamique de marché et de la solidité de l'offre.
Voie 3 : l'acheteur paie son courtier directement. Si aucune des deux voies précédentes ne produit une coopération suffisante, l'acheteur est contractuellement redevable de tout écart entre ce que le BBA prévoit et ce que le vendeur a accepté de couvrir. C'est le scénario que tout acheteur canadien devrait comprendre avant de signer un BBA, parce que l'obligation découle de la signature de l'acheteur et non d'une convention de marché.
Fait vérifié. Florida REALTORS a explicitement indiqué que « la rémunération est entièrement négociable et n'est pas fixée par la loi » et que le BBA doit indiquer comment et par qui le courtier sera rémunéré. Source : Florida REALTORS, FAQ sur le règlement NAR, consulté en avril 2026.
Une particularité de la Floride méconnue : les relations de courtage selon FS 475.278
La Floride est l'un des rares États américains qui n'autorise pas la double représentation traditionnelle. En vertu de la Florida Statute 475.278, un titulaire de licence immobilière peut opérer selon trois modes. La présomption par défaut, en l'absence de divulgation écrite contraire, est le transaction broker. Un transaction broker fournit une représentation limitée à l'une ou l'autre des parties, ou aux deux, sans agir comme fiduciaire pour aucune. La majorité des transactions résidentielles en Floride se font ainsi.
Un titulaire de licence peut aussi agir comme single agent, avec des devoirs fiduciaires de loyauté, d'obéissance, de pleine divulgation, de confidentialité et de reddition de comptes envers une seule partie. Un single agent qui veut ensuite faciliter une transaction où l'agence représente aussi l'autre partie doit obtenir un consentement écrit de transition de la part de son mandant, ce qui convertit la relation en transaction brokerage pour la suite.
Le troisième mode est l'absence de relation de courtage (no brokerage relationship), où le titulaire de licence ne doit que l'honnêteté, la divulgation des faits matériels et la reddition de comptes sur les fonds, sans aucun devoir fiduciaire.
Pour un acheteur canadien, la conséquence pratique est que le REALTOR de la Floride avec qui vous signez agit, par défaut, plus probablement comme transaction broker que comme votre représentant fiduciaire. C'est matériellement différent du modèle québécois, où la Loi sur le courtage immobilier et le contrat de courtage achat de l'OACIQ établissent le courtier comme votre représentant avec des devoirs précis envers vous. Le BBA de la Floride ne convertit pas automatiquement le titulaire en single agent. Si vous voulez une représentation fiduciaire, vous devez la demander expressément et faire cocher la case « single agent » par écrit avant la première visite.
Fait vérifié. En vertu de la Florida Statute 475.278(1)(b), il est présumé que tous les titulaires de licence immobilière agissent comme transaction brokers à moins qu'une relation de single agent ou d'absence de relation de courtage ne soit établie par écrit. La loi de la Floride interdit explicitement la double représentation « divulguée ou non divulguée » au sens traditionnel. Source : 2025 Florida Statutes, chapitre 475 § 278.
Ce à quoi le contrat de courtage achat (BBA) vous engage vraiment
L'Exclusive Buyer Brokerage Agreement de Florida REALTORS, dans sa version révisée de 2024, contient un petit nombre de clauses commercialement importantes qu'un acheteur canadien devrait comprendre avant de signer.
La clause de rémunération précise le taux ou le montant que l'acheteur doit au courtier sur un achat conclu, exprimé soit en pourcentage du prix d'achat, soit en montant fixe. Ce chiffre constitue l'obligation contractuelle de l'acheteur. Si le vendeur le couvre en totalité, le déboursé net de l'acheteur est nul. Si le vendeur en couvre moins, l'acheteur paie la différence. Le contrat précise aussi que toute rémunération que le courtier reçoit du vendeur ou du courtier inscripteur réduit, dollar pour dollar, le montant que doit l'acheteur.
La clause de provision (retainer) est facultative mais de plus en plus courante, surtout chez les agences haut de gamme qui servent les acheteurs étrangers. Une provision non remboursable est versée à la signature et s'ajoute à la rémunération due à la clôture. Elle n'est pas créditée contre la rémunération de clôture sauf si le contrat le prévoit explicitement.
La clause de période de protection dure typiquement 30 jours après l'expiration de l'entente. Si l'acheteur conclut un achat pendant cette période sur une propriété que le courtier lui a montrée pendant la durée de l'entente, le courtier reste dû de sa rémunération. Cette clause protège le courtier contre l'acheteur qui essaierait d'attendre la fin du contrat pour conclure directement.
La clause de résiliation anticipée permet à l'acheteur de mettre fin au contrat, parfois moyennant des frais définis. Elle se négocie maintenant fréquemment en Floride, particulièrement pour les acheteurs qui veulent une période d'essai courte avant de s'engager avec une seule agence.
La clause de relation de courtage indique si le courtier agit comme transaction broker, single agent, ou en l'absence de relation de courtage. Le défaut est transaction broker.
La clause d'arbitrage dans le formulaire 2024 est désormais facultative plutôt qu'obligatoire. Si les parties refusent l'arbitrage, les différends se règlent en cour.
Opinion. Pour un acheteur canadien qui fait un seul achat en Floride, un BBA de 30 jours rattaché à une liste précise de propriétés est plus souple qu'un contrat exclusif de six ou douze mois couvrant « toute propriété résidentielle en Floride ». Plusieurs agences de la Floride offrent maintenant cette structure courte sur demande. La demander est raisonnable. Le marché s'est ajusté.
Exemple chiffré : un condo à 500 000 USD à Boca Raton
Supposons qu'un acheteur canadien signe un BBA prévoyant 2,75 % de rémunération à son courtier. L'acheteur dépose une offre sur un condo affiché à 500 000 USD.
Fait vérifié. Les chiffres ci-dessous illustrent le calcul. Les taux réels varient d'une transaction à l'autre et sont négociables.
| Scénario | Le vendeur offre | Le BBA prévoit que l'acheteur doit | Déboursé net de l'acheteur | Honoraires d'inscription payés par le vendeur (2,75 % posé) | Coût total pour le vendeur |
|---|---|---|---|---|---|
| A : coopération complète | 13 750 USD (2,75 %) | 13 750 USD | 0 USD | 13 750 USD | 27 500 USD |
| B : coopération partielle | 10 000 USD (2,0 %) | 13 750 USD | 3 750 USD | 13 750 USD | 23 750 USD |
| C : aucune coopération du vendeur, aucune concession | 0 USD | 13 750 USD | 13 750 USD | 13 750 USD | 13 750 USD |
| D : l'acheteur demande une concession dans l'offre, le vendeur accepte | crédit de 13 750 USD à la clôture | 13 750 USD | 0 USD | 13 750 USD | 27 500 USD (effectivement, via prix net réduit) |
Le scénario A reste le plus répandu en Floride au début de 2026. Le scénario D est la voie la plus courante quand le vendeur n'a pas pré-offert mais accepte de négocier. Le scénario C est rare en revente résidentielle, mais c'est le défaut dans certaines situations de construction neuve où le promoteur refuse de rémunérer le courtier de l'acheteur.
Floride et Québec : comment la structure diffère
La comparaison ci-dessous utilise le Québec comme province canadienne de référence, parce que la pratique de l'OACIQ et le contrat de courtage achat fournissent un point de référence contractuel précis. Des comparaisons équivalentes pour l'Ontario, la Colombie-Britannique et l'Alberta sont en cours de publication sur ce site.
| Élément | Floride (État FL + fédéral US) | Québec (provincial QC + fédéral CA) |
|---|---|---|
| Régulateur | Florida Real Estate Commission (FREC) à l'intérieur du Florida DBPR (État) | OACIQ (provincial) |
| Loi habilitante | Florida Statute § 475.278 (État) | Loi sur le courtage immobilier (provinciale) |
| Relation de courtage par défaut | Transaction broker (représentation limitée, sans devoir fiduciaire) | Le courtier représente la partie qui a signé le contrat de courtage (devoirs fiduciaires en vertu de la Loi) |
| Contrat écrit avec l'acheteur exigé avant les visites | Oui, depuis le 17 août 2024 (règlement NAR, applicable aux participants MLS partout au pays) | Oui, le contrat de courtage achat de l'OACIQ, formulaire ACI |
| Commission totale typique | 5,5 % à 6 % du prix de vente | 4 % à 7 % du prix de vente, moyenne autour de 5 % |
| Qui paie habituellement le courtier de l'acheteur | L'acheteur est contractuellement redevable ; le vendeur peut couvrir via une offre hors MLS ou une concession à la clôture | Le vendeur paie le courtier inscripteur, qui partage avec le courtier de l'acheteur selon le contrat d'inscription ; si le courtier inscripteur offre moins que ce que prévoit le contrat de l'acheteur, ce dernier paie la différence (clause 6) |
| Taxes de vente sur la commission | Aucune au niveau fédéral ou de l'État | TPS 5 % (fédéral) plus TVQ 9,975 % (provincial), combiné 14,975 % sur la commission |
| Où la rémunération est divulguée | Hors MLS uniquement, depuis le 17 août 2024 | Contrat d'inscription, données de fiche Centris, contrats de courtage |
Fait vérifié. La TPS et la TVQ s'appliquent aux services de courtage immobilier au Québec. Le taux combiné est de 14,975 % sur la commission, calculé sur la commission brute avant tout partage. Sources : Agence du revenu du Canada, Revenu Québec, OACIQ.
L'écart le plus profond pour un acheteur canadien n'est pas le taux. C'est qui porte le risque contractuel. Au Québec, votre contrat de courtage achat anticipe que le courtier inscripteur offrira une coopération, et la clause 6 ne vous protège que si l'offre du courtier inscripteur correspond à ce qui est dû à votre courtier. En Floride, le même risque existe, mais la négociation se fait maintenant transaction par transaction, sans aucune attente publiée sur le MLS pour servir d'ancrage. L'acheteur doit vérifier la coopération avant, et non après, d'avoir flashé sur une propriété.
Erreurs fréquentes des acheteurs canadiens
Signer un long BBA avant de l'avoir compris. Un BBA exclusif de six mois, signé dès le premier jour d'une recherche en mode vacances, lie l'acheteur à une seule agence même si la relation se révèle inadéquate. Les courtiers de la Floride se concurrencent maintenant sur la souplesse. Demander une durée plus courte, une limite à une seule propriété, ou les deux, est une demande normale et non une imposition.
Présumer que le vendeur va couvrir le courtier de l'acheteur. Dans la majorité des cas, le vendeur le fait. Mais « la majorité » n'est pas « toujours ». Vérifier le site de l'agence inscriptrice ou demander à votre courtier de confirmer la coopération par écrit avant de planifier les visites est l'ordre correct des choses. Une fois que vous avez visité la propriété, votre marge de négociation sur ce point chute fortement.
Confondre transaction broker et représentation de l'acheteur. Un transaction broker ne négocie pas contre le vendeur en votre nom. Il facilite. Si vous voulez un titulaire de licence de la Floride avec des devoirs fiduciaires envers vous précisément, vous devez demander une relation de single agent par écrit, et accepter que l'agence ne pourra alors pas représenter le vendeur dans la même transaction.
Traiter le taux de rémunération du BBA comme un taux de marché publié. Florida REALTORS, les agences inscriptrices et la FREC ont toutes confirmé que la rémunération n'est pas fixée par la loi et qu'elle est entièrement négociable. Le chiffre que votre courtier inscrit dans le BBA est un chiffre possible, pas le seul. Comparer deux ou trois courtiers avant de signer est raisonnable.
Oublier la période de protection. Conclure une transaction sur une propriété que votre ancien courtier vous a montrée, quelques jours après l'expiration de l'entente, peut déclencher une obligation de rémunération en vertu de la clause de période de protection. Si vous changez de courtier, l'étape correcte est une résiliation écrite suivie d'une coupure nette avant de réengager les mêmes propriétés.
Présumer que les règles québécoises s'appliquent. Le contrat de courtage achat de l'OACIQ et l'EBBA de la Floride se ressemblent en surface. Ils ne sont pas équivalents quant à leur posture fiduciaire par défaut, quant aux recours juridiques disponibles, ni quant au traitement fiscal de la commission. Un courtier titulaire d'un permis du Québec n'a aucune autorité en Floride. Un courtier titulaire d'un permis de la Floride n'a aucune autorité au Québec.
Sous-estimer le rôle de la title company. En Floride, c'est la title company ou l'agent de clôture (et non un notaire comme au Québec) qui gère le déboursement de toutes les commissions et concessions à la clôture. Si l'entente de coopération entre courtiers n'est pas dans le dossier de la title company le jour de la clôture, le déboursement n'a pas lieu automatiquement. C'est le courtier de l'acheteur qui pousse cette paperasse à travers le processus. L'acheteur qui n'en parle jamais peut arriver à la clôture avec une surprise.
Liste de vérification avant de signer un BBA en Floride
- Confirmer que le courtier détient un permis immobilier actif de la Floride. Vérifier sur le portail de licences publiques du DBPR (dbpr.myfloridalicense.com).
- Demander si le courtier agit comme single agent, transaction broker, ou en l'absence de relation de courtage. Obtenir la réponse par écrit.
- Négocier la durée du BBA. Une durée courte rattachée à des propriétés précises est raisonnable pour un premier engagement.
- Négocier le taux de rémunération de façon explicite. Comprendre s'il est exprimé en pourcentage du prix d'achat, en montant fixe, ou en formule hybride.
- Lire la clause de période de protection. Confirmer sa durée et les propriétés qu'elle couvre.
- Lire la clause de résiliation anticipée. Confirmer si des frais s'appliquent et comment l'entente prend fin.
- Demander au courtier de confirmer par écrit, pour chaque propriété d'intérêt, ce que l'agence inscriptrice offre comme coopération côté acheteur.
- Planifier avec votre courtier la formule standard de concession à inclure dans les offres lorsque la coopération est partielle ou absente.
- Comprendre que la rémunération du BBA est ce que vous devez à la conclusion de l'achat, peu importe la manière dont le vendeur choisit de la régler.
- Si la propriété fait partie d'un projet de construction neuve, demander la politique du promoteur sur la rémunération du courtier de l'acheteur avant toute visite.
FAQ
Le vendeur paie-t-il encore typiquement le courtier de l'acheteur en Floride ? Dans la majorité des reventes résidentielles en Floride, début 2026, oui. Les taux de coopération côté acheteur dans l'État sont remontés à environ 2,4 % à 2,8 % en moyenne, payés par le vendeur via des arrangements hors MLS ou des concessions à la clôture. Le changement est procédural : rien n'est automatique, et la confirmation doit être obtenue propriété par propriété.
Dois-je faire affaire avec un REALTOR de la Floride spécifiquement, ou puis-je utiliser tout courtier licencié ? Vous pouvez faire affaire avec n'importe quel courtier immobilier licencié de la Floride. Le règlement vise les membres de NAR et les MLS affiliés à NAR, qui couvrent la grande majorité des inscriptions résidentielles en Floride. Si vous travaillez avec un courtier non-REALTOR, les règles MLS ne le lient techniquement pas, mais en pratique vous croiserez des propriétés inscrites au MLS, donc l'exigence du BBA s'applique de fait.
Puis-je visiter une propriété en Floride comme Canadien sans signer de BBA ? Vous pouvez assister à une porte ouverte tenue par le courtier inscripteur sans signer de BBA, parce que dans ce scénario le courtier inscripteur représente le vendeur et vous êtes un acheteur non représenté. Dès qu'un courtier acheteur vous fait visiter en privé, le BBA devient obligatoire.
Le BBA est-il opposable contre moi si je suis Canadien et non-résident des États-Unis ? Oui. Les tribunaux de la Floride ont compétence sur les transactions immobilières situées en Floride. Un BBA signé par un acheteur non-résident est exécutoire selon le droit contractuel de l'État. Les litiges aboutissent typiquement devant la cour d'État de la Floride, dans le comté où l'agence est située, à moins que le contrat ne désigne un autre forum.
Les honoraires du courtier acheteur sont-ils déductibles de mes impôts canadiens ? Pour une résidence personnelle en Floride, généralement non. Pour un immeuble locatif ou de placement en Floride, la commission côté acheteur est typiquement capitalisée dans le coût d'acquisition et récupérée lors de la revente, tant pour la fiscalité américaine que canadienne. Confirmer avec un fiscaliste transfrontalier avant de se fier à l'un ou l'autre traitement.
Mon courtier canadien peut-il faire la transaction en Floride ? Un courtier immobilier titulaire d'un permis seulement au Québec, en Ontario, en C.-B. ou en Alberta ne peut pas exercer d'activité de courtage en Floride. La transaction doit être gérée par un courtier titulaire d'un permis de la Floride. Certains courtiers canadiens maintiennent des ententes de référencement avec des agences en Floride, ce qui est permis parce que le travail lui-même est exécuté par la partie titulaire du permis floridien.
Le règlement NAR s'applique-t-il à l'immobilier commercial ? Généralement non. Le règlement et les changements de pratique du MLS visent les transactions résidentielles sur les MLS affiliés à NAR. Les inscriptions commerciales sur les bourses d'information commerciale sont largement hors du champ d'application.
Équipe éditoriale et avertissement essentiel
Ce guide a été préparé par l'équipe éditoriale de canadaflorida.com, à partir des Florida Statutes officielles, de la documentation du règlement NAR, des directives de Florida REALTORS, des publications de l'IRS, de la pratique de l'OACIQ et de commentaires du Florida Bar Journal. Il sert de manuel de référence pour les Canadiens qui acquièrent une propriété résidentielle en Floride.
Cette page est éducative et ne constitue pas un avis juridique, fiscal ou immobilier pour une transaction donnée. La pratique immobilière de la Floride, les règles de NAR et le traitement fiscal continuent d'évoluer. Toujours retenir les services d'un courtier immobilier titulaire d'un permis de la Floride, d'un avocat immobilier admis au barreau de la Floride et d'un fiscaliste transfrontalier Canada-États-Unis avant de signer une entente ou de clore une transaction.