Ce qu’est une année dual-status
Une année dual-status est une même année d’imposition américaine pendant laquelle vous êtes étranger non-résident une partie de l’année et étranger résident le reste. Ce n’est ni un visa spécial ni un choix qu’on coche pour s’amuser : c’est ce que les règles de résidence de la Publication 519 de l’IRS (le guide qui gouverne, révision 2025 courante confirmée à la page officielle le 11 juin 2026) produisent mécaniquement l’année où votre statut change. Pour les lecteurs de ce manuel, le déclencheur classique est la première année de la carte verte : l’année où vous devenez résident permanent légal après des années de vie de snowbird, le calendrier se scinde en un segment non-résident et un segment résident, et chaque segment suit une logique d’imposition différente.
Pourquoi la scission compte : deux régimes dans une année
Pour la partie résidente de l’année, les États-Unis imposent le revenu mondial, exactement comme pour leurs citoyens. Pour la partie non-résidente, ils n’imposent que des catégories définies de revenus de source américaine. La frontière entre les deux segments est la DATE DE DÉBUT DE RÉSIDENCE, et ses règles vivent dans la Publication 519 : sous le test de la carte verte, la résidence commence généralement le premier jour de présence aux États-Unis comme résident permanent ; sous le test de présence substantielle, généralement le premier jour de présence de l’année qualifiante ; et la publication superpose des règles particulières (présence antérieure, choix offerts aux arrivées tardives, interaction quand les deux tests s’appliquent). Cette page cite délibérément l’architecture et pas les petits caractères : les petits caractères sont précisément la raison d’être de la Publication 519 courante, et ce qu’un comptable transfrontalier lit contre vos dates.
La déclaration dual-status : deux formulaires qui se serrent la main
Une année dual-status se déclare comme une seule déclaration à deux insignes : un formulaire 1040 pour la période résidente avec un 1040-NR joint en relevé pour la période non-résidente, ou l’arrangement miroir quand l’année se termine en non-résidence (années de départ). La Publication 519 consacre un chapitre à la mécanique et aux restrictions, et les restrictions sont la partie qui surprend : le déclarant dual-status affronte des limites que les autres ne rencontrent jamais (autour de la déduction forfaitaire, de la déclaration conjointe et de certains crédits), raison pour laquelle la conversation de PREMIÈRE ANNÉE avec un comptable n’est pas un luxe. Les choix que décrit la publication (dont celui de certains couples mariés d’être traités résidents toute l’année) dissolvent plusieurs restrictions d’un coup, au prix de l’imposition mondiale sur l’année entière : une arithmétique à faire dans les deux sens, sur vos chiffres, avant tout dépôt.
Le côté canadien de la même année
Les mêmes mois ont une tout autre tête pour l’ARC. Le Canadien qui prend la carte verte et déménage pour vrai cesse habituellement sa résidence fiscale canadienne à une date de la même année civile, avec les conséquences d’année de départ que ce manuel couvre dans le guide de la déclaration T1 de départ : disposition réputée de certains actifs, déclaration finale, et la paperasse qui ferme proprement le dossier canadien. Les deux pays ne coordonnent pas vos dates à votre place : une année bâclée peut vous laisser résident des deux pour un segment (le bris d’égalité du traité existe exactement pour ça) ou résident de nulle part sur papier pendant que le revenu court. La configuration propre est ennuyante et délibérée : choisir la date du déménagement, la documenter des deux côtés, et faire analyser ENSEMBLE l’analyse de départ canadienne et la date de début de résidence américaine, par des gens qui se parlent.
La couche Floride : un gouvernement de moins, pas un problème de moins
La Floride n’ajoute aucun impôt d’État à tout ça, l’une des raisons d’être de ce manuel. Mais un nouveau résident permanent en Floride affronte quand même la pile fédérale complète : la déclaration dual-status, le début de l’imposition mondiale (y compris le revenu locatif canadien, les positions REER et CELI, et les déclarations de renseignements qui viennent avec les comptes étrangers), et les conséquences successorales de la résidence permanente. Aucun de ces sujets n’appartient à cette page ; chacun a son chapitre dans ce manuel, et notre guide de la présence substantielle reste la référence du décompte de jours pour les années AVANT la carte verte.
Où cette page s’arrête : les pages voisines
Trois pages voisines couvrent un terrain que celle-ci ne couvre délibérément pas. La page du substantial presence test possède l’arithmétique des 183 jours et son seuil de 31 jours ; le calculateur de jours fait votre pondération sur trois ans ; et la page du formulaire 8840 couvre l’échappatoire du snowbird à la présence substantielle. Cette page commence où elles finissent : l’année où la question n’est plus de savoir si vous êtes devenu résident, mais comment déclarer l’année où c’est arrivé. Si vous comptez encore des jours sans carte verte, commencez là-bas, pas ici.
Un exemple travaillé
Un couple de Winnipeg reçoit ses visas d’immigrant par pétition familiale et atterrit à Fort Lauderdale le 20 mai de l’année d’imposition, devenant résidents permanents ce jour-là après quinze ans d’hivers de cinq mois. Leur année se scinde : du 1er janvier au 19 mai non-résidents, du 20 mai au 31 décembre résidents. Leur comptable produit le paquet dual-status (1040 avec relevé 1040-NR), fait l’arithmétique du choix résident-toute-l’année dans les deux sens avant de choisir, coordonne la déclaration de départ canadienne sur la même date de mai avec les annexes de disposition réputée, et inscrit chaque compte aux formulaires de déclaration étrangère qui s’appliquent désormais. Le chiffre qui les surprend : aucun. L’année sans surprise leur a coûté des honoraires planifiés, en deux devises, au taux de la Banque du Canada de 1,3930 publié le 10 juin 2026, où chaque tranche de 1 000 $ US de comptabilité transfrontalière pèse environ 1 393 $ CA.
Qui impose quoi : les trois niveaux d’une année dual-status
| Niveau | Segment résident | Segment non-résident |
|---|---|---|
| Fédéral américain (IRS) | Revenu mondial, côté 1040 de la déclaration dual-status | Catégories de source américaine seulement, côté relevé 1040-NR |
| Fédéral canadien (ARC) | Résidence habituellement cessée à la date de départ : déclaration de départ, dispositions réputées | Pleine imposition canadienne tant que la résidence de fait continue |
| Floride | Aucun impôt d’État dans les deux segments ; les chapitres propriété et succession s’appliquent quand même | |
Checklist de première année LPR
- La date de début de résidence analysée contre la Publication 519 (test de la carte verte, règles de présence antérieure).
- La date de départ canadienne choisie, documentée, alignée sur le début américain.
- Le paquet dual-status planifié : quel formulaire mène, lequel s’attache en relevé.
- L’arithmétique du choix résident-toute-l’année faite dans LES DEUX sens avant le dépôt.
- Annexes de disposition réputée et déclaration canadienne finale coordonnées dans la même conversation comptable.
- Déclarations de renseignements des comptes étrangers inventoriées pour le segment résident.
- L’année suivante planifiée aussi : la première année mondiale COMPLÈTE a sa propre logique de retenues et d’acomptes.
Erreurs fréquentes
Traiter la date d’atterrissage avec la carte verte comme une formalité plutôt que la charnière de résidence qu’elle est habituellement. Déclarer un 1040 ordinaire pour toute l’année par habitude (ou un 1040-NR ordinaire) quand l’année était juridiquement scindée. Ignorer les restrictions propres aux déclarants dual-status et les découvrir en lettres de l’IRS. Faire le choix résident-toute-l’année sans l’arithmétique du revenu mondial. Laisser la date de départ canadienne non documentée, puis en débattre avec deux autorités fiscales. Oublier que l’année APRÈS l’année dual-status est la première année mondiale complète, avec sa propre planification. Et faire tout ça sans professionnel transfrontalier : cette page est de l’information générale, pas un avis fiscal, et la Publication 519 dans sa révision courante plus un comptable compétent priment sur tout ce qui est écrit ici.
FAQ
Dual-status et double résidence, c’est pareil ?
Non. Le dual-status, c’est un pays qui scinde une année en deux régimes. La double résidence, c’est deux pays qui vous réclament en même temps, le problème que règle le bris d’égalité du traité. Une année de déménagement bâclée peut produire les deux : l’argument le plus fort pour planifier les dates.
Puis-je choisir d’être résident toute l’année ?
La Publication 519 décrit des choix, notamment pour couples mariés, qui traitent les arrivants en résidents toute l’année et lèvent plusieurs restrictions dual-status, au prix de l’imposition mondiale sur l’année complète. Que l’échange gagne ou perde dépend entièrement de votre carte de revenus : faites-la dans les deux sens avec un comptable.
Ma maison de Floride change-t-elle quelque chose ?
Posséder une propriété floridienne n’a jamais créé à elle seule la résidence fiscale américaine, et ne change pas la mécanique dual-status. Ce qu’elle change : la paperasse patrimoniale et successorale que ce manuel couvre dans ses chapitres possession et succession, à relire l’année où votre statut bascule.