Chapitre 06 · Topic 06.5 · Investisseur / Entrepreneur
Fait vérifié : le titre court officiel du projet au 119e Congrès est Canadian Snowbird Act (H.R. 3070), le nom Canadian Snowbird Visa Act survivant des versions antérieures et de la couverture de presse. Statut sur Congress.gov au 10 juin 2026 : déposé le 29 avril 2025, dernière action le 29 avril 2025, renvoi au comité judiciaire de la Chambre et, en plus, au comité Ways and Means ; aucun vote de comité, aucune audience, aucune action en plénière depuis. Pronostic GovTrack le même jour : 2 % de chances d'adoption. Le projet est pendant, pas mort : le 119e Congrès court jusqu'en janvier 2027, mais rien n'a bougé depuis plus de treize mois. Sources : page du projet H.R. 3070 (119e) sur congress.gov et govtrack.us/congress/bills/119/hr3070, consultées le 10 juin 2026.
Canadian Snowbird Visa Act (H.R. 3070) : statut et impact pour Canadiens
Projet de loi qui prolongerait le séjour des snowbirds canadiens 50 ans+ à 240 jours sur 365 (vs. 182 actuel). Déposé en avril 2025, en commission, non voté au 10 juin 2026.
Réponse directe · synthèse 60 secondes
Statut du projet de loi, vérifié le 11 juin 2026
Vérifié à congress.gov le 11 juin 2026 : le H.R. 3070, Canadian Snowbird Act (119e Congrès), affiche toujours comme dernière action « Referred to the Committee on the Judiciary, and in addition to the Committee on Ways and Means » en date du 29 avril 2025. Aucun vote en comité, aucune action en chambre depuis : le projet reste exactement où il était, et rien sur cette page n’est un pronostic.
En 60 secondes
Le Canadian Snowbird Visa Act (H.R. 3070) est un projet de loi déposé au Congrès des États-Unis le 29 avril 2025 par les représentants Stefanik (R-NY), Lee (R-FL) et Stanton (D-AZ). Il propose de permettre aux Canadiens de 50 ans et plus de séjourner aux États-Unis jusqu'à 240 jours sur 365 (vs. 182 jours actuels) sans visa, à condition de maintenir une résidence au Canada et de ne pas y travailler. Au 10 juin 2026, le projet n'est pas encore voté, il en est au stade de l'étude en comité. GovTrack estime sa probabilité d'adoption à environ 2 %, comme pour les versions de 2016, 2017, 2019, 2021 et 2023 qui ont toutes été abandonnées sans vote. Tant que la loi n'est pas promulguée, la règle B-1/B-2 standard de 6 mois (182 jours) reste en vigueur.
Acronymes utilisés dans ce guide
INA : Immigration and Nationality Act (loi-cadre US). Congress.gov : S. 2406 (119e Congrès), Canadian Snowbirds Act of 2025, statut, consulté le 11 juin 2026. POE : Port of Entry (point d'entrée terrestre, aérien ou maritime). CBP : U.S. Customs and Border Protection (douanes US à l'entrée). I-94 : registre arrivée/départ tenu par CBP pour les non-immigrants. I-539 : Application to Extend/Change Nonimmigrant Status. SPT : Substantial Presence Test (IRC §7701(b)). IRC : Internal Revenue Code. B-2 : Visiteur tourisme/loisirs (pleasure). EO : Executive Order (décret présidentiel).
Origine et historique du projet
L'idée d'allonger le séjour des snowbirds canadiens revient au Congrès depuis plus d'une décennie. Selon GovTrack, le « Canadian Snowbird Visa Act » ou ses variantes ont été déposés au moins en 2016, 2017, 2019, 2021, 2023 et 2025. Aucune version n'a passé l'étape du comité.
Le moteur principal : la Canadian Snowbird Association estime à environ 1 million le nombre de Canadiens qui passent l'hiver dans le sud des États-Unis (Floride, Arizona, Texas, Californie). Ces séjours injecteraient plusieurs milliards $US dans l'économie de ces États (logement, restauration, soins de santé privés, golf, achats).
Côté politique, le projet est soutenu de façon bipartisane par des élus d'États snowbird-friendly : New York (frontalier), Floride et Arizona (destinations).
Contenu de la version 2025 (H.R. 3070)
Le texte déposé le 29 avril 2025 modifie la section INA §214 (8 U.S.C. §1184) en ajoutant une catégorie de visiteur spécifique au Canadien snowbird. Les conditions principales (sous réserve du texte final voté) :
Citoyen canadien de naissance ou par naturalisation. Âge minimum 50 ans à la date d'entrée. Maintien d'une résidence au Canada (la résidence principale doit rester canadienne). Propriété ou bail d'une résidence aux États-Unis (achat, copropriété ou location longue durée). Aucune occupation rémunérée ni emploi aux États-Unis. Aucune prestation publique (Medicare, Medicaid, food stamps, public housing). Durée maximale : 240 jours sur 365, en remplacement du plafond actuel B-1/B-2 de 182 jours.
Le projet ne crée pas de visa formel : c'est une exemption élargie pour les citoyens canadiens (qui n'ont déjà pas besoin de visa B). Il s'agit donc d'une modification du statut admissible au POE.
Statut législatif actuel : ce qui s'applique vraiment
Important, pas encore en vigueur
Au 10 juin 2026, le H.R. 3070 n'est pas une loi. Il est en commission de la Chambre. Il faudrait : (1) sortir du comité avec recommandation favorable, (2) être voté à la Chambre, (3) être voté au Sénat, (4) être signé par le président. Aucune de ces étapes n'a été franchie.
En attendant, la règle qui s'applique aux Canadiens est inchangée :
Pas de visa requis (statut B-1/B-2 « visa-exempt »). Durée maximale d'admission par CBP au POE : jusqu'à 6 mois (182 jours) par entrée : la durée précise est inscrite par CBP sur l'I-94 électronique. Pas d'extension automatique : pour rester au-delà, il faut déposer un Form I-539 avant l'expiration de l'I-94. Le test de présence substantielle (SPT) de l'IRS s'applique séparément : la durée admissible immigration ne change pas le seuil fiscal.
Effet fiscal hypothétique si la loi passait
Si le H.R. 3070 était adopté tel quel, un séjour de 240 jours aux États-Unis aurait des conséquences fiscales indépendantes de l'autorisation immigration :
SPT déclenché à coup sûr. La formule IRS (jours année courante + ⅓ année N-1 + ⅙ année N-2 ≥ 183) serait dépassée chaque année avec 240 jours. Le snowbird serait résident fiscal US par défaut et devrait :
- Soit déposer le Form 8840 (Closer Connection) pour rester non-résident : possible jusqu'à 182 jours, mais impossible au-delà de 182 jours dans l'année. Soit déposer le Treaty Tie-Breaker via Form 8833 + Form 1040-NR (article IV traité Canada-US) pour rester non-résident.
- L'ARC continuerait à imposer le snowbird comme résident canadien (la loi US ne change rien à la définition de résident canadien).
Conclusion : la loi changerait l'autorisation à séjourner mais pas le risque fiscal cross-border. Les snowbirds devraient toujours travailler avec un fiscaliste Canada-US.
Limites et risques pratiques (si jamais adopté)
Couverture santé : le projet exclut Medicare/Medicaid. Les snowbirds devraient maintenir une assurance privée RAMQ/OHIP ou une assurance voyage longue durée. Au-delà de ~210 jours hors Canada, la couverture provinciale (RAMQ, OHIP, MSP, AHCIP) peut être suspendue selon les règles provinciales. Statut OAS / SV (Sécurité de la vieillesse) : 240 jours hors Canada peut affecter l'admissibilité au Supplément de revenu garanti (SRG) : règles spécifiques à vérifier auprès de Service Canada. Résidence canadienne : le projet exige le maintien de la résidence principale au Canada, donc les snowbirds qui vendraient leur maison canadienne risqueraient de ne plus être éligibles. Aucun emploi US : exclut tout télétravail rémunéré pour un employeur, même canadien, depuis le sol américain (interprétation prudente : la jurisprudence n'est pas faite).
Alternatives existantes pour rester plus longtemps
En l'absence du H.R. 3070 ou de son équivalent, les Canadiens qui veulent dépasser 6 mois peuvent envisager :
Form I-539 (Extension of B-2) : possible jusqu'à 6 mois supplémentaires, avec justification (ex. : soins médicaux). Approbations rares pour simple confort. Visa E-2 (Treaty Investor) : investissement de 100 000 $US+ dans une entreprise US active. Renouvelable indéfiniment. Visa O-1 : capacité extraordinaire dans les arts, sciences, sports, business. Carte verte EB-5 : investissement de 800 000 $US (TEA) ou 1,05 M$ (hors TEA). Mariage / fiançailles avec un citoyen US : K-1 ou CR-1/IR-1. Quitter et rentrer : pratique courante de « border-runs », mais CBP scrute les rentrées rapprochées et peut refuser l'entrée si le profil ressemble à une résidence de fait.
Comment suivre l'évolution du projet
Le moyen officiel pour suivre l'avancement :
Congress.gov : page officielle du H.R. 3070 (statut, votes, amendements). Canadian Snowbird Association (snowbirds.org) : communiqués réguliers de l'organisme qui pousse pour la loi. CBP Travel : toute mise à jour réelle des règles d'admission B figurera ici.
Si la loi est adoptée, CanadaFlorida mettra à jour cet article et publiera un nouveau guide sur les modalités d'application.
Formulaires officiels (toujours utiliser la dernière édition)
Responsabilité du lecteur
Toujours télécharger la dernière édition du formulaire depuis le site officiel cité ci-dessous. Une édition expirée peut être rejetée par USCIS, DOS ou IRS. CanadaFlorida ne se substitue pas à un avocat licencié.
Congress.gov : H.R. 3070, 119th Congress (Canadian Snowbird Act, 2025). Canadian Snowbird Association : page projet de loi. Form I-539 : Application to Extend/Change Nonimmigrant Status. CBP : Apply for I-94 admission. IRS Form 8840 : Closer Connection Exception.
Le jumeau du Sénat : S. 2406, Canadian Snowbirds Act of 2025
Fait vérifié : le Sénat porte un projet jumeau, S. 2406, le Canadian Snowbirds Act of 2025, déposé le 23 juillet 2025 par le sénateur Scott de la Floride avec les sénateurs Kelly et Gallego ; son statut sur Congress.gov au 11 juin 2026 : lu deux fois et renvoyé au Comité des Finances le 23 juillet 2025, sans autre action consignée. Comme son jumeau de la Chambre, il est pendant et immobile. Un projet jumeau n'améliore l'arithmétique des chances que lorsqu'une chambre vote réellement ; aucune ne l'a fait. Source : page du projet S. 2406 (119e) sur congress.gov, consultée le 11 juin 2026.
Qui décide quoi, s'il passe un jour
| Aspect | Fédéral US | Fédéral CA |
|---|---|---|
| L'admission de 240 jours elle-même | Le Congrès amende l'INA ; le CBP administrerait la nouvelle catégorie à la frontière | Aucun rôle : l'admission américaine est du droit américain |
| Les impôts pendant des séjours plus longs | Le Substantial Presence Test n'est PAS touché par le projet : plus de jours signifie plus d'exposition au SPT, 8840 ou départage de la convention requis | Règles de résidence de l'ARC inchangées ; décomptes des régimes de santé provinciaux inchangés et plus stricts que le projet |
| La couverture santé | Pas traitée par le projet | Les régimes provinciaux gardent leurs propres règles de présence (153 à 212 jours selon la province) : la contrainte qui lie d'abord la plupart des snowbirds, même si 240 jours devenait loi |
Exemple travaillé : ce que 240 jours changeraient et ne changeraient pas, 2026-2027
Supposons que la loi passe demain et que Pierre, 67 ans, de Brossard, étire sa saison de Floride à 230 jours. Immigration : légal sous la nouvelle catégorie. Impôts : 230 jours font de lui un résident fiscal américain sous le SPT, la voie du formulaire 8840 n'est plus disponible à ce niveau et le départage annuel de la convention devient sa réalité, honoraires professionnels compris. Santé : la RAMQ exige au moins 183 jours au Québec par année civile, une absence de 230 jours fait donc tomber sa couverture provinciale, remplacée par douze mois d'assurance privée tarifée pour un homme de 67 ans. Fourchette typique : cette combinaison coûte communément des milliers de dollars par année en conseils et en primes, observation de juin 2026. Le projet changerait un plafond sur trois ; les deux autres horloges appartiennent à l'IRS et au droit provincial, et c'est pourquoi la saison intelligente n'a jamais été la plus longue saison légale.
Opinion : planifiez vos saisons sur le droit tel qu'il est (182 jours, B-2, le dossier de décompte), et traitez ce projet comme Congress.gov le fait : un projet renvoyé sans mouvement. S'il sort un jour de comité, cette page le dira avant votre agent de voyages.
Erreurs fréquentes
Planifier une saison sur un projet pendant. Rien n'est loi avant le vote des deux chambres et la signature du président ; la règle d'aujourd'hui est le cadre B-2. Confondre le plafond d'immigration avec les horloges fiscale et de santé. Le SPT et les règles de présence provinciales ne bougent pas avec l'INA ; 240 jours légaux resteraient 240 jours comptés. Lire la réintroduction comme de l'élan. Des versions sont déposées à répétition depuis 2016 et aucune n'a franchi le comité ; la réintroduction est un événement de calendrier, pas un progrès. Citer le mauvais nom ou numéro. Le texte du 119e Congrès est le Canadian Snowbird Act, H.R. 3070 ; les vieilles couvertures mélangent noms et numéros de sessions antérieures.
Comment suivre le projet correctement
Suivre H.R. 3070 (119e) sur congress.gov : l'onglet Actions est le seul statut qui compte. Ignorer les manchettes de seconde main ; vérifier la date de la dernière action avant de répéter quoi que ce soit. Si une action apparaît (audience, markup, vote), relire cette page : nous re-vérifions à chaque révision. Garder la planification sur le cadre actuel de 182 jours et sa discipline de décompte entre-temps.
Questions fréquentes
Le Canadian Snowbird Act est-il une loi ?
Non, dans aucune des deux chambres. Au 11 juin 2026, H.R. 3070 est là où il a été renvoyé le 29 avril 2025 (comités judiciaire et Ways and Means de la Chambre), et le jumeau du Sénat S. 2406 est là où il a été renvoyé le 23 juillet 2025 (Finances). Aucun vote, aucune audience, aucune action en plénière d'un côté ou de l'autre, selon Congress.gov.
Que permettrait-il concrètement ?
Les Canadiens de 50 ans et plus remplissant les conditions (résidence canadienne maintenue, pas d'emploi américain) pourraient rester jusqu'à 240 jours par période de 365 jours, contre environ 182 sous la pratique B-2 actuelle.
240 jours seraient-ils du temps libre d'impôt ?
Non : le Substantial Presence Test n'est pas touché par le projet. Des séjours plus longs signifient des questions de résidence fiscale américaine et des déclarations de convention ; le chapitre fiscal de ce site n'est changé par rien dans H.R. 3070.
Mon régime de santé provincial suivrait-il ?
Non : les règles de présence provinciales (183 jours au sens du Québec et de l'Ontario, allocation de 212 jours en Alberta) sont du droit provincial. Pour la plupart des snowbirds, ces horloges lient avant l'immigration.
Quelles sont ses chances ?
Le pronostic publié de GovTrack au 10 juin 2026 est de 2 %, cohérent avec chaque version antérieure morte en comité depuis 2016. Pendant, mais immobile.
Chaque chiffre, taux, seuil et délai de ce guide est tiré d'une source primaire vérifiable, citée au bas de la page. L'article est mis à jour dès que les règles applicables changent, avec une date de révision rafraîchie en haut.
Sources et références
Sources publiques vérifiées à la date de dernière révision.
Avis de non-responsabilité
Ce guide est à but éducatif uniquement. Les chiffres, taux, seuils, délais et règles cités proviennent de sources publiques à la date indiquée et peuvent évoluer.
Pour toute décision concrète, consultez un avocat en immigration US licencié et un avocat fiscaliste cross-border.