canadafloridaLa référence des Canadiens en Floride

Chapitre 05 · Succession & décès

Disposition réputée décès : Canada vs États-Unis

Canada réputé vente, US offre step-up base.

Réponse directe · synthèse 60 secondes

En 60 secondes

Au décès, le Canada et les États-Unis traitent vos biens de façons opposées. Le Canada applique une disposition réputée : en vertu de la Loi de l'impôt sur le revenu, il vous considère comme ayant vendu vos immobilisations à leur juste valeur marchande immédiatement avant le décès, de sorte que le gain en capital accumulé est réalisé et imposé dans votre déclaration finale. Les États-Unis font l'inverse : en vertu de l'article 1014 de l'Internal Revenue Code, la personne qui hérite du bien reçoit un coût de base rehaussé égal à la juste valeur marchande au décès, ce qui efface le gain antérieur au décès aux fins américaines. Pour un Canadien qui possède un bien immobilier en Floride, les deux règles s'appliquent en même temps. Le Canada impose le gain accumulé dans la déclaration T1 finale, tandis que l'héritier américain reçoit un coût de base neuf. Un roulement au conjoint survivant selon l'article 70(6) peut reporter l'impôt canadien.

Acronymes utilisés dans ce guide

La disposition réputée canadienne au décès

Le Canada n'a pas d'impôt successoral. Il impose plutôt le gain qui s'est accumulé dans vos biens de votre vivant, et il perçoit cet impôt au décès au moyen d'une règle appelée la disposition réputée. En vertu de l'article 70(5) de la Loi de l'impôt sur le revenu, vous êtes réputé avoir disposé de chaque immobilisation à sa juste valeur marchande immédiatement avant votre décès. Vous n'avez rien vendu, mais le régime fiscal fait comme si, de sorte que tout le gain en capital accumulé est réalisé dans votre année du décès et déclaré dans votre T1 finale.

Pour un Canadien qui possède un condo en Floride, cela signifie que l'écart entre la valeur du condo au décès et son prix de base rajusté est un gain en capital dans la déclaration finale, même si la propriété passe simplement aux héritiers. La disposition réputée vise les immobilisations mondiales, le bien immobilier floridien est donc carrément à l'intérieur. C'est le volet canadien du tableau fiscal au décès, et il est dû à l'ARC, non aux États-Unis. Comme l'impôt sur le revenu au Canada combine un taux fédéral et un taux provincial, le taux d'impôt total sur le gain inclus varie selon la province de résidence du défunt.

Fait vérifiéEn vertu de l'article 70(5) de la Loi de l'impôt sur le revenu, un Canadien décédé est réputé avoir disposé de ses immobilisations à la juste valeur marchande immédiatement avant le décès, réalisant les gains en capital accumulés dans la déclaration finale. Sources : Loi de l'impôt sur le revenu (Canada) article 70(5) ; Guide T4011 de l'ARC, Déclarations de revenus de personnes décédées.

Quelle part du gain est imposée : le taux d'inclusion de 50 pour cent

Le Canada n'impose pas la totalité du gain en capital. Seule une portion, le taux d'inclusion, est ajoutée au revenu imposable, et le reste est libre d'impôt. Le taux d'inclusion est de la moitié, soit 50 pour cent. Le budget fédéral de 2024 avait proposé de le porter aux deux tiers pour les gains des particuliers au-dessus d'un seuil, mais cette hausse a d'abord été reportée, puis annulée par le gouvernement fédéral le 21 mars 2025 ; le taux applicable demeure donc 50 pour cent.

L'effet pratique sur une disposition réputée au décès est que la moitié du gain accumulé sur la propriété floridienne est ajoutée au revenu du défunt dans la T1 finale et imposée à son taux marginal, tandis que l'autre moitié n'est pas imposée du tout. Il n'y a pas de taux d'impôt successoral distinct ; la moitié incluse est simplement un revenu imposable ordinaire dans l'année du décès, et le taux qui s'y applique combine l'impôt fédéral et l'impôt provincial du défunt.

Fait vérifiéLe taux d'inclusion des gains en capital au Canada est de 50 pour cent. La hausse proposée aux deux tiers a été annulée par le gouvernement fédéral le 21 mars 2025, laissant en vigueur le taux de la moitié. Sources : Loi de l'impôt sur le revenu (Canada) article 38 ; annonce du ministère des Finances du Canada, 21 mars 2025.

Le rehaussement du coût de base aux États-Unis

Les États-Unis abordent le décès en sens inverse. Ils n'imposent pas le défunt sur un gain accumulé. À la place, en vertu de l'article 1014 de l'Internal Revenue Code, la personne qui hérite du bien reçoit un coût de base égal à la juste valeur marchande du bien à la date du décès. C'est le rehaussement du coût de base (step-up). Le gain accumulé du vivant du défunt disparaît simplement aux fins de l'impôt sur le revenu américain, parce que le coût de base de l'héritier est réinitialisé à la valeur au décès.

Pour l'héritier d'un condo de Floride, le rehaussement signifie que s'il vend le condo peu après le décès pour environ sa valeur à la date du décès, il y a peu ou pas de gain en capital américain à déclarer, puisque son coût de base égale déjà cette valeur. Les États-Unis imposent toutefois, séparément, un impôt successoral qui peut atteindre les biens situés aux États-Unis d'un non-résident au-dessus d'un seuil bas, une autre couche d'impôt traitée dans le guide sur l'impôt successoral américain pour non-résidents au-dessus de 60 000 USD. Le rehaussement concerne l'impôt sur le revenu et le coût de base ; l'impôt successoral concerne la valeur de la succession.

Fait vérifiéEn vertu de l'article 1014 de l'Internal Revenue Code, un bien acquis d'un défunt prend généralement un coût de base égal à sa juste valeur marchande à la date du décès, un rehaussement qui efface l'appréciation antérieure au décès aux fins de l'impôt sur le revenu américain. Sources : Internal Revenue Code article 1014 ; IRS Publication 551, Basis of Assets.

Quand les deux systèmes se rencontrent sur une même propriété floridienne

Un Canadien qui décède en possession d'un condo de Floride déclenche les deux règles en même temps, et elles ne s'annulent pas. Le Canada impose le gain accumulé dans la T1 finale par la disposition réputée. Les États-Unis donnent à l'héritier un coût de base rehaussé, il y a donc peu d'impôt américain sur le revenu lors d'une vente près de la valeur au décès, mais les États-Unis peuvent encore prélever un impôt successoral sur la valeur de la propriété floridienne. Le risque est une double imposition, où la même propriété est frappée par l'impôt canadien sur le gain au décès et par l'impôt successoral américain sur le même bien.

La convention fiscale Canada-États-Unis contient un allègement pour ce chevauchement. Elle permet une forme de crédit afin que l'impôt successoral américain payé sur un bien situé aux États-Unis puisse être allégé contre l'impôt canadien découlant du décès relativement au même bien, dans certaines limites. La mécanique est technique et propre aux faits, c'est pourquoi une succession avec un immeuble américain et un défunt canadien a presque toujours besoin d'un fiscaliste transfrontalier pour calculer l'interaction plutôt que de traiter les deux systèmes isolément.

OpinionLe modèle mental le plus utile est que le Canada impose le gain et que les États-Unis imposent la valeur, sur la même propriété floridienne, au même moment. Aucun pays n'attend l'autre, et l'allègement par traité n'est pas automatique. Planifier les deux ensemble, avant le décès, est là où de l'argent réel se gagne ou se perd.

Le roulement au conjoint : reporter l'impôt canadien

Le Canada prévoit une exception importante à la disposition réputée. En vertu de l'article 70(6) de la Loi de l'impôt sur le revenu, lorsqu'une immobilisation passe au décès à un conjoint survivant ou conjoint de fait, ou à une fiducie au profit du conjoint admissible, le bien fait l'objet d'un roulement à son prix de base rajusté plutôt qu'à la juste valeur marchande. Aucun gain n'est réalisé au premier décès. Le conjoint survivant hérite plutôt du coût de base d'origine et l'impôt est reporté jusqu'à ce que le survivant vende le bien ou décède.

Pour un couple qui profite ensemble d'un condo de Floride, cela signifie que le décès du premier conjoint n'a pas à déclencher l'impôt canadien sur le gain en capital de la propriété si elle passe au survivant par roulement. Le report est précieux, mais ce n'est pas un pardon : le gain accumulé est toujours là, rattaché au survivant, et il sera imposé à la disposition réputée du survivant à moins de se qualifier de nouveau pour un allègement. On peut, dans certaines situations, choisir de ne pas appliquer le roulement, par exemple pour utiliser des pertes disponibles, une décision de planification à prendre avec un conseiller.

Fait vérifiéEn vertu de l'article 70(6) de la Loi de l'impôt sur le revenu, une immobilisation qui passe au décès à un conjoint survivant, un conjoint de fait ou une fiducie au profit du conjoint admissible se transfère à son prix de base rajusté, reportant le gain en capital jusqu'à ce que le survivant en dispose ou décède. Sources : Loi de l'impôt sur le revenu (Canada) article 70(6) ; Guide T4011 de l'ARC.

Une note pour les résidents du Québec

Le Québec administre son propre impôt sur le revenu, en parallèle de l'impôt fédéral. Pour un défunt qui résidait au Québec, le liquidateur de la succession produit non seulement la déclaration fédérale finale T1 auprès de l'ARC, mais aussi une déclaration provinciale finale distincte, la déclaration de revenus du Québec (TP-1), auprès de Revenu Québec. La disposition réputée est un concept fédéral commun à tout le Canada, mais le gain inclus est imposé à la fois au fédéral et au provincial, et au Québec cette part provinciale passe par une déclaration séparée plutôt que par une seule déclaration combinée comme dans les autres provinces.

Fait vérifiéLe Québec administre son propre impôt sur le revenu des particuliers. Le liquidateur d'un défunt résident du Québec produit une déclaration provinciale finale distincte (TP-1) auprès de Revenu Québec en plus de la déclaration fédérale T1 auprès de l'ARC. Sources : Revenu Québec, déclaration de revenus d'une personne décédée ; ARC, Guide T4011.

Le Canada et les États-Unis au décès, côte à côte

Canada au décès
Fédéral CA, Loi de l'impôt sur le revenu
États-Unis au décès
Fédéral US, Internal Revenue Code
Mécanisme : disposition réputée à la juste valeur marchande (art. 70(5)).Mécanisme : rehaussement du coût de base de l'héritier à la JVM (IRC 1014).
Qui est imposé : le défunt, dans la T1 finale (et la TP-1 au Québec).Qui est touché : l'héritier, qui reçoit un coût de base neuf ; pas d'impôt sur le gain antérieur au décès.
Ce qui est imposé : 50 pour cent du gain accumulé, au taux marginal fédéral et provincial.Couche distincte : l'impôt successoral américain peut viser la valeur du bien américain.
Allègement conjugal : roulement au coût selon l'art. 70(6).Allègement conjugal : règles maritales et de traité visent l'impôt successoral, pas le coût de base.

Exemple chiffré : un condo de Floride avec un gain accumulé

Supposons qu'un Canadien ait acheté un condo de Floride il y a des années pour 300 000 USD, soit grosso modo son prix de base rajusté, et qu'il vaille 500 000 USD au décès. Le gain accumulé est de 200 000 USD. Du côté canadien, la disposition réputée réalise ce gain dans la T1 finale. Au taux d'inclusion de 50 pour cent, 100 000 USD sont ajoutés au revenu imposable du défunt et imposés à son taux marginal, tandis que l'autre tranche de 100 000 USD n'est pas imposée. Pour la déclaration réelle, le coût et la valeur au décès sont chacun convertis en dollars canadiens aux taux de change de la date d'achat et de la date du décès, de sorte que le gain imposable en dollars canadiens capte aussi tout mouvement du dollar américain sur la période de détention.

Du côté américain, le coût de base de l'héritier est rehaussé à 500 000 USD. Si l'héritier vend le condo peu après le décès pour environ 500 000 USD, il y a peu ou pas de gain en capital américain, puisque le coût de base égale déjà le prix de vente. Les États-Unis peuvent toutefois prélever un impôt successoral sur la valeur de 500 000 USD si la succession dépasse le seuil bas des non-résidents, ce qui est la question distincte traitée dans le guide connexe. La leçon des chiffres est que le Canada perçoit sur le gain de 200 000 USD pendant que les États-Unis réinitialisent le coût de base, et que les deux résultats portent sur la même propriété au même moment.

Fourchette typiqueLes montants ci-dessus sont des chiffres ronds illustratifs, pas un devis. L'impôt canadien réel dépend du taux marginal (fédéral et provincial), de la valeur du gain en dollars canadiens après conversion, et de tout roulement au conjoint ; le résultat américain dépend de l'exposition de la succession à l'impôt successoral américain. Faites calculer les deux pour votre situation.

Erreurs fréquentes

Les erreurs ici viennent de présumer que les deux pays se coordonnent, ce qu'ils ne font pas.

La première est d'oublier entièrement la disposition réputée canadienne et de présumer que, parce que les États-Unis accordent un rehaussement, il n'y a aucun impôt au décès. Le Canada impose toujours le gain accumulé dans la T1 finale. La deuxième est de présumer que le rehaussement américain met à l'abri l'impôt canadien ; il ne le fait pas, car c'est une règle de coût de base américaine sans effet sur la disposition réputée canadienne. La troisième est de négliger l'impôt successoral américain, une couche distincte du rehaussement et qui peut viser la valeur de la propriété floridienne. La quatrième est de mal gérer la devise, en calculant le gain seulement en dollars américains alors que la déclaration canadienne exige une conversion en dollars canadiens aux taux de change pertinents, ce qui peut changer le montant imposable de façon importante. La cinquième est d'oublier le roulement au conjoint, et de payer l'impôt au premier décès sur un bien qui aurait pu rouler au survivant à son coût. Au Québec, une sixième erreur s'ajoute : oublier la déclaration provinciale finale distincte auprès de Revenu Québec.

Liste de vérification : gérer les gains au décès sur un bien américain

  1. Établir le prix de base rajusté et la juste valeur marchande au décès de chaque immobilisation située aux États-Unis.
  2. Calculer le gain de disposition réputée canadien, converti en dollars canadiens aux taux de change de la date d'acquisition et de la date du décès.
  3. Appliquer le taux d'inclusion de 50 pour cent et déclarer le gain inclus dans la T1 finale.
  4. Vérifier si un roulement au conjoint selon l'article 70(6) s'applique ou s'il faut s'en désister.
  5. Évaluer séparément si l'impôt successoral américain s'applique à la valeur du bien américain.
  6. Coordonner l'impôt canadien et tout impôt successoral américain au moyen de l'allègement du traité, avec un professionnel transfrontalier.
  7. Pour un défunt résident du Québec, produire aussi la déclaration provinciale finale (TP-1) auprès de Revenu Québec.

FAQ

Le Canada a-t-il un impôt successoral comme les États-Unis ?

Non. Le Canada n'a pas d'impôt successoral. Il impose le gain en capital accumulé au décès par la disposition réputée de l'article 70(5), déclarée dans la T1 finale du défunt. Les États-Unis, à l'inverse, ont un impôt successoral sur la valeur des biens situés aux États-Unis, ce qui est distinct du gain canadien.

Si les États-Unis accordent un rehaussement, pourquoi le Canada impose-t-il quand même le gain ?

Parce que le rehaussement est une règle de coût de base américaine qui réinitialise le coût de l'héritier aux seules fins américaines. Il n'a aucun effet sur la disposition réputée du Canada, qui impose le défunt sur le gain accumulé de son vivant. Les deux règles opèrent indépendamment sur la même propriété.

Puis-je éviter l'impôt canadien en léguant le condo à mon conjoint ?

Vous pouvez le reporter. Un transfert au décès à un conjoint survivant, un conjoint de fait ou une fiducie au profit du conjoint admissible fait rouler le bien à son coût de base selon l'article 70(6), de sorte qu'aucun gain n'est réalisé au premier décès. Le gain reporté est imposé plus tard, à la vente ou au décès du survivant.

Serai-je imposé deux fois sur la même propriété floridienne ?

Il y a un risque de chevauchement, car le Canada peut imposer le gain pendant que les États-Unis imposent la valeur par l'impôt successoral. La convention fiscale Canada-États-Unis prévoit un allègement qui peut créditer l'impôt successoral américain contre l'impôt canadien sur la même propriété, dans certaines limites. L'allègement n'est pas automatique et devrait être calculé par un fiscaliste transfrontalier.

Quel taux de change dois-je utiliser pour le gain ?

Le coût et la valeur au décès sont chacun convertis en dollars canadiens au taux de change de la date pertinente, de sorte que le gain imposable canadien reflète à la fois la variation de la valeur du bien en dollars américains et la variation du dollar américain lui-même sur la période de détention. Cela peut augmenter ou diminuer le gain imposable par rapport à un calcul en dollars américains seuls.

Où déclarer la disposition réputée ?

Dans la T1 finale du défunt (et, pour un résident du Québec, aussi dans la déclaration provinciale TP-1). L'échéance et la mécanique de cette déclaration sont traitées dans le guide sur la déclaration finale T1 d'une personne décédée.

Équipe éditoriale

Équipe éditoriale CanadaFlorida

Recherche basée sur les sources publiques primaires citées au bas de chaque guide : lois américaines et floridiennes, agences fédérales américaines et canadiennes, autorités officielles de l'État de Floride et des comtés, organismes provinciaux canadiens lorsque pertinents.

Chaque chiffre, taux, seuil et délai de ce guide est tiré d'une source primaire vérifiable, citée au bas de la page. L'article est mis à jour dès que les règles applicables changent, avec une date de révision rafraîchie en haut.

Sources et références

Sources publiques vérifiées à la date de dernière révision (Florida Statutes, IRS, CRA, Traité Canada-US).

  1. Loi de l'impôt sur le revenu (Canada), articles 70(5) et 70(6) (disposition réputée ; roulement au conjoint). laws-lois.justice.gc.ca/LIR art.70
  2. Guide T4011 de l'ARC, Déclarations de revenus de personnes décédées. canada.ca/T4011
  3. Ministère des Finances du Canada, annulation de la hausse du taux d'inclusion des gains en capital (21 mars 2025). canada.ca/taux-inclusion-gains-capital
  4. Revenu Québec, déclaration de revenus d'une personne décédée. revenuquebec.ca/personne-decedee
  5. Internal Revenue Code article 1014 ; IRS Publication 551. law.cornell.edu/uscode/26/1014

Avis de non-responsabilité

Ce guide est à but éducatif uniquement. Les chiffres, taux, seuils, délais et règles cités proviennent de sources publiques à la date indiquée et peuvent évoluer.

Pour toute décision concrète, consultez un avocat licencié en Floride, un avocat fiscaliste cross-border ou un notaire québécois ou avocat canadien.